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Témoignages

Questionnant la politique LGBT du groupe, sa mobilité est gelée

A l’occasion du colloque de l’Autre Cercle (lobby LGBT dans les grandes entreprises) qui se tiendra le 29 novembre pour la sortie du livre « Mon employeur a fait son coming out« , nous diffusons le témoignage d’une personne qui s’est vue refuser un poste car elle questionnait la politique communautariste LGBT de son entreprise. Ne voulant pas cautionner la révolution civilisationnelle visée, elle a fini par démissionner.

 

Témoignage

Salariée depuis quatre ans et demi d’une entreprise américaine internationale et responsable depuis quelques mois de la gestion des compétences en RH, je dois notamment suivre des indicateurs sur la diversité des talents, puisqu’une des priorités du groupe est de mettre l’accent sur la diversité, à savoir le soutien des minorités suivantes : les handicapés, les « LGBT » (lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels), les femmes et quelques minorités ethniques. Ce soutien envers ces minorités passe par le recrutement, la gestion de carrière et des talents, l’accueil au sein du groupe, l’organisation d’événements/conférences, des formations, des communications sur l’intranet ou via des visuels au sein des locaux.

Au mois de juin 2016, je découvre que ce mois est consacré au soutien de la cause LGBT dans notre entreprise et ce chaque année depuis 2012. Je réalise également que cette minorité fait l’objet d’un communautarisme prononcé, contrairement aux autres minorités. Cela de plusieurs manières :

  • En encourageant fortement les employés à rallier la cause LGBT par le port du badge aux multi couleurs de la gay pride et/ou par l’insertion dans leur signature d’email d’un logo spécial en soutien à la communauté LGBT (aucune autre minorité ne fait l’objet d’un tel soutien visible).
  • En consacrant depuis 2012 tous les mois de juin à la communauté LGBT, par des événements, formations internes, conférences et soutiens visuels spécialement préparés pour l’occasion.
  • En publiant aux 5000 employés en France un document sur le management de la diversité LGBT présenté comme référentiel commun, doté d’un schéma prônant le genre comme fondement de notre identité (le sexe n’y figure que comme un attribut biologique qui ne dit rien de notre identité)
  • En faisant témoigner des salariés LGBT sur leur vie privée : comment vivre leur orientation sexuelle dans le travail tout en assurant l’évolution de leur carrière

Alors je m’interroge sur le rôle de notre entreprise à communiquer sur l’orientation sexuelle et l’identité de ses salariés. Certains salariés s’interrogent aussi autour de moi. Je décide donc en tant que responsable RH de transmettre ces interrogations au département en charge de la diversité. Je leur fais part de mes questionnements sur les contenus parfois orientés de la communication sur les sujets LGBT, tout en spécifiant mon respect pour leur travail et mon souhait de pouvoir échanger. Je reçois alors une étonnante réponse, je cite : « Il s’agit d’une vraie incompréhension de ta part, le rôle du département est de favoriser un univers inclusif et nous n’entendons pas débattre plus avant des questions évoquées dans ton mail, totalement étrangères de la seule préoccupation qui motive notre politique sociale : le bien-être de nos salariés ». Je leur fais part de ma déception devant ce refus de dialogue.

L’été passe. A la rentrée 2016, je postule en interne à un poste RH ouvert qui m’intéresse. A ma grande surprise, la DRH m’annonce qu’elle ne peut pas me confier ce poste car malgré mes bonnes évaluations professionnelles, suite à mes remarques et mails sur le thème LGBT, elle ne peut plus me faire confiance pour porter les valeurs diversité du groupe. Par ailleurs, une autre DRH me reçoit également et déclare : « tes propos dans ton mail à la responsable du département diversité sont étriqués, fermés, prosélytes et cela saute aux yeux, tu es chrétienne ». Le couperet tombe, les DRH me refusent toute évolution de carrière et je suis discriminée pour avoir tenu des propos en désaccord avec les valeurs du groupe. D’après la DRH, je risquerais même de commettre des actes homophobes et donc je serais indigne de confiance et n’aurais pas les qualités requises pour continuer à assurer mes missions. Désespérée par la situation mais décidée à faire entendre ma voix, je tente plusieurs discussions avec la direction RH, mais elle me renvoie la balle et s’interroge sur ma présence dans le groupe puisque je ne suis pas en accord avec ses valeurs. J’ai tenté en vain de leur expliquer que des désaccords pouvaient exister, être exprimés et faire l’objet d’un dialogue, sans pour autant remettre en cause mon travail et ma légitimité à travailler dans l’entreprise.

En réalité, par leur refus d’échanger, je comprends que cette stratégie du groupe cache un but politique, économique et social de promouvoir le lobby LGBT dans le monde, mais les DRH ne peuvent me l’exprimer ainsi. Je suis également consciente que leur combat passe nécessairement par une révolution civilisationnelle troublante : les salariés ne seront plus des hommes ou des femmes mais des hétérosexuels, lesbiennes, gays ou transsexuels, étape indispensable pour forcer le changement de la norme. Leur méthode est idéologique et sectaire. Je décide finalement de refuser d’accompagner ce changement en tant que responsable RH et pose ma démission.

Il m’a alors semblé nécessaire de témoigner publiquement du refus catégorique de dialogue de la Direction RH dont j’ai été victime sur un sujet qui pourtant méritait dialogue. Mon objectif par ce témoignage est aussi d’éveiller les consciences sur le communautarisme LGBT en marche dans de nombreux grands groupes, souvent décidé par une minorité au détriment du bien-être de la majorité des salariés et de la cohésion collective. En effet, les conversations que j’ai pu avoir avec des salariés exprimaient un réel malaise. Beaucoup sentent bien que la sexualité des salariés n’a rien à faire dans l’entreprise, dont le seul souci devrait être de valoriser les richesses des hommes et des femmes qui la composent.

Je remercie VigiGender pour nos échanges et pour m’avoir fait confiance afin de témoigner de ce que j’ai vécu. J’espère aider d’autres personnes à libérer le dialogue et à oser affirmer que les mœurs sexuelles n’ont pas leur place dans l’entreprise.

 

Le 26 novembre 2016

Enfants et parents choqués lors d’un spectacle scolaire véhiculant le gender

Le 6 mars 2015, des classes de grande section, CP et CE1 d’une école publique des Hauts de Seine sont allées à la bibliothèque municipale voir le spectacle « T’es qui ? », joué par la compagnie SIRENES depuis 2012. Des enfants d’une autre école étaient présents.

Cette pièce s’adresse aux enfants à partir de 5 ans. Elle veut questionner les représentations du masculin et du féminin. T’es qui ? Garçon ou fille ? Homme ou femme ? (voir plaquette du spectacle).

Elle utilise pour cela d’une douzaine de livres de la littérature jeunesse qui embrouillent les stéréotypes sexués, comme « L’histoire de Julie qui avait une ombre de garçon », « A quoi tu joues ? », qui montre notamment des filles faisant la guerre, « Les chatouilles », qui est un livre suggérant de manière à peine voilée l’inceste entre frères et sœurs et conseillé dans l’« ABCD de l’égalité » (voir images du livre).

Les enfants et les mamans qui accompagnaient la classe, ainsi que la maîtresse, ont été choqués par certaines scènes et phrases du spectacle. Comme celle-ci, mise dans la bouche de Julie : « Alors je serais vraiment ce garçon manqué ? Un garçon manqué malgré cette fente que j’ai entre les cuisses et que j’aime toucher ? ». Ou encore : « Moi je dis qu’on peut être fille et garçon, les deux à la fois si on veut et tant pis pour les étiquettes, on a le droit ».

Lors de l’échange qui a suivi, un enfant a demandé pourquoi à la fin l’homme prenait la robe posée par terre, tandis que la femme prenait le pantalon. L’acteur lui a répondu « A ton avis ? C’était quoi le titre de la chanson ? Et ben c’était « On a le droit » ».

La maman déléguée d’une des classes a envoyé au nom des parents ce courrier au maire de la ville, à la directrice de l’école et à l’inspecteur d’académie. Il a également été distribué aux parents de l’école à la sortie des classes.

La directrice a indiqué aux parents qu’elle en parlerait à l’inspecteur. Une élue municipale est venue devant l’école où elle avait rendez-vous avec les parents, à leur demande. Elle a proposé d’organiser une réunion avec des pédopsychiatres. Comme si les parents se faisaient du souci pour pas grand-chose…

Voilà typiquement le type de spectacle qui empoisonne à petit feu les enfants sous couvert de la sacro-sainte lutte contre les stéréotypes pour promouvoir l’« égalité » garçon-fille, dont les parents ont compris pour la plupart qu’elle n’était qu’un masque sous lequel le gender, à savoir l’indifférenciation sexuelle, se diffuse à l’école. Un tel spectacle n’a pas sa place à l’école. Il ne respecte pas les principes rappelés par le Conseil d’Etat dans sa décision du 15 octobre 2014, à savoir que l’information apportée à l’école « doit être adaptée aux élèves auxquels elle est destinée, notamment à leur âge, et être délivrée dans le respect du principe de neutralité du service public de l’éducation nationale et de la liberté de conscience des élèves ».

Rappelons que les parents ont le droit de s’opposer à un enseignement ou une activité qui contreviendrait à leur action éducative, en vertu de l’article L111-2 du code de l’éducation : « L’Etat garantit le respect de la personnalité de l’enfant et de l’action éducative des familles ».

Villes étapes du spectacle « T’es qui ? » :

  • 16 avril 2015 à 14h00 et 18h30, Festival des Petits Poissons dans l’O, au Théâtre des Poissons, Frocourt (60)
  • 28 mars 2015 à 16h30 (horaire à confirmer), au Salon du Livre Jeunesse d’Eaubonne (95)
  • 14 mars 2015 à 15h, Médiathèque de Noisy le Grand (93) (les livres étaient en vente à la fin du spectacle)

Que l’homme et la femme ne soient pas identiques, ce n’est pas le point de vue de l’Etat, d’après un professeur de SES d’un lycée privé

En cours de Sciences économiques et sociales de 1ère ES d’un lycée privé des Pyrénées-Atlantiques, le professeur a donné ce texte de cours, qui affirme que toutes les différences de comportement, choix, métiers… entre les hommes et les femmes ne sont que le résultat d’une éducation différenciée entre garçons et filles, donc totalement indépendantes du corps sexué, résultat dont les parents évidemment sont les principaux coupables.
Le résultat est que, selon ce texte, «à l’âge adulte, il n’est pas étonnant que les hommes luttent pour occuper les sommets hiérarchiques et que les femmes  souhaitent moins occuper des postes de dirigeants. Avoir fait pratiquer à la  petite fille des jeux calmes, plus souvent en intérieur et favorisant la  coopération, et avoir valorisé l’esprit de compétition et l’autonomie chez les  garçons, est à l’origine de ces phénomènes, qui ne sont pas naturels mais bien  culturels et provoqués».
C’est bien là la vision idéologique du genre, qui part du postulat que toutes les différences sociales entre hommes et femmes ne sont qu’une construction. Le texte précise ainsi que le «genre désigne l’ensemble des différences non biologiques mais sociales et conventionnelles entre les hommes et les femmes».
Au commentaire d’un élève sur le fait qu’un homme et une femme ne naissent  pas identiques, le professeur rétorque que l’on n’est pas à l’aumônerie et qu’en effet il y a d’autres points de vue mais c’est l’Etat qui demande d’étudier ce texte.
En effet, le programme de 1ère ES en SES comporte un chapitre sur la  socialisation de l’enfant (comme en 2nde). Il prévoit : «On mettra aussi en évidence les variations des processus de socialisation en fonction des milieux sociaux et du genre, en insistant plus particulièrement sur la construction sociale des rôles associés au sexe».
Toutefois, il est possible de traiter cette question sans tomber dans l’idéologie du gender.
C’est ainsi que le livre Nathan de 2011 présente les 2 points de vue: des textes pro-gender (Doc 5 et 6) et un texte (doc 4) disant que nous ne sommes pas que culture, mais nature et culture, et faisant état d’expériences scientifiques le prouvant!
Mais la plupart des manuels de 2nde et 1ère traitent cette question de manière totalement idéologique, avec des textes uniquement pro-gender. Vous trouverez ici quelques exemples de  contenus de manuels (cliquez sur Cours de SES en 1ère et 2de).
Parents, n’hésitez pas à parler avec vos enfants de l’Homme qui est nature et culture, et pas uniquement culture. Nous sommes notre corps et nous avons à devenir ce que nous sommes par la culture. La culture s’est bâtie sur la différence sexuelle et pas de manière dissociée de la nature. Et invitez les professeurs à aller s’informer sur le site de VigiGender!

Le film militant LGBT « Pride » laisse de marbre les institutions scolaires du privé sous contrat

Le film Pride, Queer palm à Cannes en 2014, a été projeté aux élèves de Terminale du lycée privé Saint-Joseph de Bruz le 14 octobre (35 – Ille et Vilaine).

Les parents ont été informés le 7 octobre de cette sortie dite pédagogique et obligatoire, organisée par les professeurs d’anglais (voir mot du lycée, remis aux élèves).

Le film figurera dans la liste des sujets présentés à l’épreuve orale du Bac en anglais.

Un des élèves, majeur, a prévenu ses parents de la séance et a lui-même déclaré qu’il ne souhaitait pas y aller.

Les parents ont contacté le lycée: le standard a refusé de leur passer la Direction. On les a transférés sur le conseiller d’éducation. Ils lui ont expliqué très tranquillement le contenu du film et lui ont dit que leur fils n’irait pas à cette sortie. Le conseiller leur a dit n’être que dans la position de transmettre et qu’il les rappellerait, concédant qu’un arrangement serait possible pour leur fils.

Les parents ne souhaitaient pas seulement demander une dispense mais également expliquer le pourquoi de leur démarche: le film, sorti seulement le 26 septembre en salle, ne pouvait être à caractère obligatoire pour le Bac. De plus, ils se sont interrogés sur le fait qu’un film dont le producteur a déclaré en faire le fer de lance du mouvement LGBT et qui a reçu la Queer palm puisse être projeté dans un établissement catholique, à la hussarde concernant les délais et sans concertation.

Finalement, l’établissement (l’équipe administrative) a accepté que leur fils n’aille pas voir le film. Mais le fils, majeur, a dû se justifier au conseiller d’éducation. Le directeur adjoint est venu l’informer de sa dispense dans la cour, devant ses camarades. Ces derniers, intrigués,  lui ont posé des questions. Il a expliqué posément sa position. A la suite de ces échanges, certains de ses camarades sont allés voir sur internet ce que signifiait le terme « Queer ». Ils ont été quelque peu ébranlés.

Les parents  ont essayé de contacter à plusieurs reprises la présidente de l’APEL de l’établissement. Plusieurs messages ont été déposés et sont restés sans réponse.

Les parents ont appelé l’APEL au niveau départemental. Ils ont expliqué ne pas être d’accord ni sur le contenu, ni sur la participation financière, qui est un soutien formel à la production. La personne en ligne leur a conseillé de joindre le responsable éthique/médiateur de la Direction diocésaine de l’enseignement catholique de Rennes. Elle leur a précisé que de toute façon « on ne pourrait rien faire, et certainement pas reporter ou suspendre la séance». Les parents n’ont pas réussi à trouver les coordonnées du médiateur. Ils ont reçu son adresse par mail seulement 48 heures avant la projection…

Les parents ont informé une de leurs amies, qui a joint VigiGender le 13 octobre. VigiGender a contacté immédiatement le secrétariat général de l’Enseignement catholique, qui lui a dit transmettre l’information au Directeur diocésain d’Ille-et-Vilaine. VigiGender a également informé l’APEL nationale, via l’APEL Paris.

Quant aux parents, n’ayant aucun signe de vie ni de réaction des personnes responsables,  ils ont déposé un courrier en main propre à l’attention du directeur du lycée le 14 octobre au matin. Ce courrier confirmait leur opposition. Aucune réponse écrite ni appel n’est venu confirmer la réception du courrier.

Leur fils a dû rester en permanence pendant la séance.

Le jeudi suivant, soit 48 heures après la projection, les parents se sont rendus à l’Assemblée générale de l’APEL du lycée, y rencontrant la présidente et le bureau. La présidente s’est étonnée que les parents l’aient appelée sur son téléphone personnel et s’est inquiétée de savoir comment ils avaient eu ses coordonnées  (trouvées sur internet). Les parents ont appris que le directeur adjoint avait précisé que le caractère obligatoire de la sortie n’était indiqué que pour empêcher les élèves majeurs de quitter l’établissement sans autorisation. Ce qui ne correspond pas à la lecture du texte remis et signé par tous les professeurs d’anglais.

Finalement dans cette affaire, il n’y a eu de réaction ni du Directeur d’établissement, ni de l’APEL, ni de la DDEC 35.

On peut s’étonner que les institutions n’aient pas réagi à l’inquiétude de parents et pour certains, s’étonnent même d’avoir été contactés.

Ce n’est pas la première fois que des parents du privé sous contrat contactent VigiGender en l’absence de réponse de l’APEL (unique association de parents d’élèves du privé). VigiGender n’a pas vocation à jouer un rôle d’association de parents d’élèves. Nous conseillons d’ailleurs systématiquement aux parents de contacter en premier lieu l’association de parents d’élèves. Il serait bon que chacun prenne ses responsabilités.

Quand un garçon rentre de l’école en disant que plus tard il deviendra une fille

Témoignage d’une mère de famille, dont l’enfant était à l’école publique l’année 2012-2013 dans les Hauts-de-Seine (le prénom de l’enfant a été changé)

« Le lendemain de la manifestation de janvier 2013, François (3 ans 1/2) est revenu de l’école et a expliqué qu’on peut avoir deux papas, et qu’on peut avoir deux mamans.

Il va de soi que nous n’avions jamais abordé ce sujet devant lui ; et nous ne l’avions pas non plus emmené à la manifestation.

Nous lui avons expliqué que non, ce n’était pas possible, mais il a été très insistant et revenait régulièrement sur le sujet en affirmant ça.

Au fil des semaines, il a rapporté de l’école des thèses de plus en plus « étranges » : il demandait si son papa pouvait devenir une fille, si lui aussi pouvait devenir une fille ; il continuait régulièrement à dire que si si, on peut avoir deux papas ou deux mamans, et que d’ailleurs, son papa pouvait devenir une fille (et réciproquement).

Il a dit également que quand il serait grand, il se « marierait avec un homme » et qu’ils auraient un bébé ensemble.

Nous lui avons demandé plusieurs fois qui lui disait ce genre de choses ; il incriminait systématiquement ses camarades de classe (en classe, ils jouaient au papa et à la maman), et la maîtresse (qui, d’après lui, donnait raison à ses camarades).

Enfin, un soir, il a expliqué : « quand je serai grand, on me fera une opération, on enlèvera mon zizi (petit robinet dans le langage familial), on me fera un trou, et je deviendrai une fille. »

Ce jour-là, nous avons décidé d’arrêter complètement de le mettre à l’école pour la fin de l’année, estimant que la transsexualité d’un enfant de trois ans et demi est pour le moins problématique!

Interrogé, il a dit que c’était la maîtresse qui expliquait qu’on pouvait faire ça.

Depuis qu’il ne va plus en classe, il n’a plus jamais tenu ce genre de propos ni évoqué ce genre de sujet.

Il faut savoir que chaque fois qu’il a arrêté d’aller en classe (vacances scolaires, et interruption d’école pendant une dizaine de jours car je devais rester alitée pour causes de soucis de grossesse, donc n’étais pas en mesure de m’occuper de lui), ce genre de discours s’arrêtait net, et cela repartait de plus belle dès le jour de la rentrée des classes !

Ayant eu à gérer un déménagement et un accouchement, nous n’avons pas demandé à rencontrer la directrice et la maîtresse ; ce que nous voulions faire à la base, et ce qui aurait été préférable pour tirer tout cela au clair, je suis bien d’accord…. Mais le temps et l’énergie nous ont manqué.

J’avais évoqué rapidement le sujet avec la maîtresse en février/mars ; elle a dit que les enfants jouaient beaucoup entre eux au papa et à la maman, et changé de sujet. Mais je n’ai pas creusé la question. »

« Madame, elle a souillé mon âme… »

Voici la lettre écrite par une femme au maire de sa commune, ayant récupéré une classe d’enfants de CM2 après l’intervention d’une personne militante LGBT (en présence de l’infirmière de l’école. Les enfants ont donc cru que la personne était également une infirmière)
Un enfant lui a dit, en parlant de la dame qui est intervenue: « vous savez madame, elle a souillé mon âme… »
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« Cher Monsieur le Maire,

Etant intervenante en religion catholique dans plusieurs écoles publiques élémentaires de XXX, il me semble important de vous faire part de mes inquiétudes concernant un incident  qui est survenu mardi 3 juin au matin dans une classe de CM2 à l’école XXX.

Cet après-midi là, alors que je faisais mon cours sur la Pentecôte, j’ai surpris deux  garçons  de la classe en train de traiter un autre « d’ homo ». Entendant cela, j’ai souhaité connaître la raison de cette tension. Un enfant a alors expliqué que le matin même une infirmière, extérieure à l’établissement, était venue leur parler de sexualité.

Aussitôt, ayant comme besoin de vider un sac bien lourd, ils se mirent tous à me dire qu’ils avaient entendu des choses « dégueulasses » de la part de cette femme.

Elle leur aurait parlé :

–         de sa fille qui, petite, s’habillait en garçon, et qui vit maintenant avec une autre femme ;

–         de la possibilité de changer de sexe ;

–         de masturbation ;

–         de prostitution.

Et d’autres choses qui visiblement les ont profondément choqués. Certains enfants ont cherché à ne pas l’écouter (en dessinant ou en se bouchant les oreilles) mais l’intervenante les a durement repris. Ils l’ont trouvée « malsaine » pour les uns, voire « gouine » pour les autres.

Pour une première approche de l’amour humain c’était réussi !

Je les ai laissés s’exprimer car je ne pouvais pas poursuivre mon cours à cause de leur état de choc et de leur besoin d’exprimer leur révolte.

La maîtresse (Mme XXX) n’était pas présente car elle s’occupait de l’autre groupe. En revanche la jeune infirmière de l’école était là. Selon les enfants, elle aurait ri (par gêne ?) durant l’intervention mais ne serait pas intervenue .

A la fin de mon cours de religion je suis allée voir la maîtresse pour lui faire part du malaise des enfants. Elle m’a aussitôt dit qu’elle avait prévenu le directeur car effectivement les élèves lui semblaient très perturbés .

Aujourd’hui, une semaine après les faits, cette même maîtresse m’a dit que la jeune infirmière avait elle-même été choquée par les propos de l’intervenante mais n’avait pas osé interrompre le cours .

Le directeur et d’autres maîtresses de l’école ont, semble-il, beaucoup échangé par mail au sujet de cet incident mais sans inclure la maîtresse des élèves. Celle-ci pense qu’elle a été mise à l’écart car elle n’est pas titulaire de son poste et quitte l’école à la fin du mois pour enseigner à plein temps à XXX.

Les élèves m’ont dit que 3 parents  s’étaient plaint par écrit .

Le directeur aurait prévenu l’inspecteur et la direction des infirmières scolaires.

Lors de mes deux visites je n’ai pas réussi à lui parler directement. J’ai donc fait part de mes inquiétudes à la secrétaire.

Cette intervenante viendrait du planning familial de Mulhouse. Elle aurait fondé l’association L’Hêtre Alsace (qui est une association LGBT qui combat  l’homophobie).

Mon collègue pasteur qui intervient aussi dans les écoles pour la religion protestante  m’a dit qu’une association de lutte contre l’homophobie s’est adressée à chaque classe de 4ème du collège XXX peu avant les vacances de Pâques.

Il semblerait que les cours sur la sexualité qui étaient jusqu’ici seulement proposés au programme des CM2 (enfants de 11 ans ) soient, cette année, inscrits noir sur blanc au programme ( avec la possibilité d’intervenants extérieurs).

Ayant moi-même un garçon en CM2 à l’école XXX je peux confirmer qu’il a eu ces derniers jours 2 leçons sur « comment on fait les bébés ». Heureusement la maîtresse a fait le cours elle-même (cela n’a pas empêché certains enfants de ressentir un malaise durant la leçon).

Vendredi prochain (13 juin) à l’école XXX, des élèves de CM 2 auront la visite d’une intervenante pour leur parler de sexualité. Alors même que l’enseignant avait fait savoir en milieu d’année qu’il ne souhaitait pas d’intervenant extérieur pour traiter ce sujet .

J’ai conseillé au maître de rester avec les élèves, ne connaissant pas les intentions de  cette intervenante .

Tous ces exemples, Monsieur le Maire, démontrent que certains enfants de XXX ont subi et risquent de subir au sein même de l’école un discours dangereux, qui les trouble profondément et ce, dans le dos des parents et des enseignants eux-mêmes. La confiance des gens est trompée.

Vous sachant courageux et attentif à tout ce qui peut troubler les consciences et l’ordre public,  j’espère que vous trouverez les moyens nécessaires pour maintenir ou restaurer la confiance des parents vis-à-vis de l’enseignement et des services publics au service de l’enfant.

En cas de nécessité, je reste à votre disposition et vous prie de croire, Monsieur le Maire, en mes sentiments respectueux. »

Le gender au CAPES de géographie 2014

Témoignage d’une candidate au CAPES de géographie

Comme chaque année, des milliers d’étudiants ont tenté de décrocher le sésame pour accéder aux fonctions d’enseignement, le fameux CAPES. Etant moi-même candidate au concours, je tenais à dénoncer un recrutement écœurant qui ne laisse que peu de place à notre idéal d’enseignant. Description d’un concours plus que contestable :

Le jury du CAPES détermine à l’avance un programme de révisions sur trois « questions » d’histoire, et trois « questions » de géographie (les sociétés coloniales des années 1850 aux années 1950, La France en villes…), auxquelles s’ajoute un module « Agir en fonctionnaire de l’état de façon éthique et responsable ».

En effet, le référentiel des Dix Compétences du Professeur étudié dans le cadre de ce module hiérarchise les compétences exigibles du futur professeur certifié :

1.      Agir en fonctionnaire de l’Etat et de façon éthique et responsable

2.      Maîtriser la langue française pour enseigner et communiquer

3.      Maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale

4.       Concevoir et mettre en œuvre son enseignement

5.       Organiser le travail de la classe

6.       Prendre en compte la diversité des élèves

7.       Evaluer les élèves

8.       Maîtriser les technologies de l’information et de la communication

9.       Travailler en équipe et coopérer avec les parents et les partenaires de l’école

10.   Se former et innover

Il est déjà curieux de voir qu’au vu de cette hiérarchie, il est plus important pour l’état de disposer de bons petits fonctionnaires obéissants que d’enseignants maîtrisant la langue française. Mais le scandale va plus loin.

Lors des oraux d’admission au CAPES, les candidats présentent deux épreuves : la première dite de « leçon » (trente minutes d’exposé sur un sujet tiré au sort suivies de trente minutes d’entretien) et la seconde dite « épreuve sur dossier ».

Cette épreuve sur dossier se déroule en deux temps :

–          Vingt minutes de réflexion et analyse sur un sujet en histoire ou en géographie (selon la matière non présentée à la leçon), à partir de trois documents (suivies de vingt minutes d’entretien)

–          Dix minutes de réflexion et analyse sur un quatrième document se référant à cette fameuse compétente « agir en fonctionnaire de l’état de façon éthique et responsable ».

Cette année, le jury a poussé l’idéologie ambiante à son paroxysme. Le sujet posé à de nombreux candidats le lundi 16 juin posait ainsi deux questions à l’épreuve sur dossier en géographie :

–          L’étude des discriminations, notamment de sexe et de genre, est-elle pertinente pour aborder les conflits en géographie ?

Documents fournis:
– Préface par Guy Di Méo de l’ouvrage Genre et construction de la géographie, écrit par Yves Raibaud et Marius Kamala, édition Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, 2013
A noter que Guy Di Méo, spécialiste de la géographie sociale, s’est récemment tourné vers la géographie du genre, son approche peut donc être considérée comme partisane.
– Article de Laetitia Bucaille, « Les femmes à la guerre », Critique Internationale 60, septembre-décembre 2013, Presses de Science Po
– Extrait du manuel d’histoire-géographie de 5e, exercices portant sur l’inégal accès à l’éducation (entre hommes et femmes) au Maroc, p270, Magnard 2010

–          En quoi les luttes contre les stéréotypes filles-garçons participent-elles à régler les situations conflictuelles ?

Document fourni: Extrait du rapport (passages sélectionnés indiqués en gras) sur les stéréotypes filles-garçons, remis le 15 janvier 2014 à Najat Vallaud-Belkacem, Ministre des Droits des Femmes et porte-parole du gouvernement (rapport intégral)

Outre l’absence de lien direct avec les compétences en géographie des futurs enseignants, les documents à l’appui étaient d’une rare objectivité.

C’est donc officiel. Le changement de civilisation promis par Mme Taubira et le changement des mentalités voulu par M. Peillon passent par l’école. Ecole dans laquelle les professeurs ne seront cette année sélectionnés qu’en fonction non pas de leurs compétences disciplinaires et pédagogiques, mais bien en fonction de leur adhésion à une idéologie d’Etat. 

Questionnaire sur les filles et les garçons en CM1/CM2

Voici le questionnaire donné aux enfants d’une classe de CM1 et CM2, avant la diffusion du film Tomboy. Il a pour but d’évaluer l’évolution des connaissances et des représentations des enfants entre le début et la fin d’un projet départemental de prévention sur les relations garçons-filles.

Ce questionnaire a été préparé par l’infirmière de l’académie spécialement formée sur le sujet.

 

Livret d’anglais

Livret utilisé par une petite fille de 5 ans pour l’apprentissage de l’anglais.
Ce livret est personnel et le nom de la petite fille est indiqué sur la page de garde.

A chaque leçon , dans une case « feeling », l’enfant doit s’identifier fille ou garçon en répondant à la question: « How are you feeling today? I am… »

Deux pages en exemple:

photo cahier anglais photo cahier anglais 2

L’arrachement au déterminisme familial à l’oeuvre à l’Education nationale : un garçon voit Tomboy au collège malgré le refus de ses parents (collège public, 6ème)

Malgré leur refus, leur fils a vu le film Tomboy le lendemain de sa diffusion,  à l’invitation d’un professeur. Le Directeur académique n’y a vu aucun problème. Il ira jusqu’à préciser que l’Education nationale a aussi le devoir d’éducation, et que le processus d’éducation passe par l’arrachement : c’est l’héritage des Lumières. Il finira l’entretien avec les parents en disant:  « Nous vous avons écoutés mais pas entendus. »

Ce témoignage a été écrit par les parents (les prénoms ont été changés).

Les faits

Notre fils François, qui a 11 ans, est en 6e dans un collège public dont nous étions très satisfaits. Nous avons appris, 3 jours avant, qu’il devait aller au cinéma avec sa classe pour voir le film Tomboy, dans le cadre du programme optionnel collège-cinéma (choisi par l’établissement donc non obligatoire).

Une semaine auparavant nous avions rencontré tous ses professeurs lors d’une réunion pour les parents d’élèves et personne ne nous avait informés au sujet de la sortie cinéma. Nous avons appris que les enseignants avaient eu la consigne d’annoncer cette sortie le plus tard possible, pour qu’il n’y ait pas de discussion, notamment sur le choix du film.

Nous avons demandé un rendez-vous urgent avec le Principal et j’ai passé une bonne partie de la nuit pour télécharger le film et le voir avec mon épouse et ensuite pour préparer un dossier-presse assez fourni pour le lendemain.

Nous l’avons rencontré, accompagnés d’une amie, qui a une fille  en sixième dans le même collège.

Le Principal, qui n’avait pas vu le film et qui ne connaissait rien sur Céline Sciamma, la réalisatrice du film, nous a d’abord reçus avec méfiance et nous a expliqué qu’il faisait entièrement confiance aux enseignants qui avaient fait le choix de ce film, ainsi qu’au Ministère de l’Education qui en faisait la promotion. Lire la suite