Graves mensonges dans les manuels de 2nde de SVT et SES

Comment en est-on arrivé là ? Comment les éditeurs peuvent-ils sans vergogne mentir à ce point aux élèves sur leur identité et sur la sexualité humaine? Pourquoi le ministère de l’Education nationale se plie-t-il devant leur idéologie ? C’est stupéfiant et terrifiant.

« L’identité sexuelle, c’est le fait de se sentir un homme, une femme, ni l’un ni l’autre ou les deux. » Hatier p.202

Une sélection des pages concernées se trouve ici.


Et voici 2 notes qui les rassemblent:

Rappel du postulat de la théorie du genre : l’identité sexuée, masculine ou féminine, est le seul résultat d’une construction sociale, sans aucune part de nature qui serait liée au corps sexué.

Donc pour cette théorie :

  1. L’identité sexuée (ou sexuelle) peut se choisir à tout moment, en fonction de ses désirs, de son ressenti.
  2. Le corps sexué ne disant rien de nous, l’altérité sexuelle n’a aucune signification.
  3. Toutes les attirances sexuelles et comportements associés sont équivalents. Le but de la sexualité est uniquement le plaisir.

Dans les manuels de SES de 2nde, l’indentité sexuée est appelée « genre ». Les principes et langages de base de la théorie du genre y sont exposés, en s’appuyant notamment sur des écrits de militants du genre :

– Le genre est indiqué comme n’ayant rien à voir avec le sexe : il est une pure construction de la société, plus particulièrement des hommes pour dominer les femmes

– Dévalorisation de la féminité (robe, maquillage, séduction…) et de la maternité

-Dans les exemples donnés de différences hommes-femmes, négation de toute part de nature

-Culpabilisation des garçons/hommes, qui imposeraient des rôles et des tâches aux filles/femmes, et incitation à la méfiance des filles vis-à-vis des garçons

-Dévalorisation des jouets et métiers choisis généralement par les filles

-Les parents et les autres acteurs (professeurs, publicité, medias…) sont responsables des différences constatées dans la société entre garçons et filles, hommes et femmes

-Traitement comptable du partage des tâches domestiques, dévalorisées, au lieu d’apprendre le service

Les manuels de SVT de 2nde diffusent également massivement cette théorie idéologique, qui n’a rien de scientifique, et cela de manière très explicite :

-Présentation de l’identité sexuée comme une construction et un choix possible

-Présentation de la transidentité (« changement de sexe »)

-Dissociation entre le corps sexué et les comportements sexués et sexuels, présentés comme le seul résultat de la culture

-Mise sur le même plan de toutes les orientations sexuelles, présentées comme différentes manières de vivre la sexualité humaine.

Par ailleurs, la sexualité responsable montrée dans ces manuels consiste à se protéger des infections sexuellement transmissibles (IST) et de la grossesse. C’est en réalité complètement déresponsabilisant, menant à multiplier les expériences sexuelles, de toutes sortes, encouragées par la pornographie. Cela entraînera inévitablement une hausse des IST, déjà constatée malgré l’usage croissant du préservatif[1], car il n’est pas fiable à 100%[2], contrairement à ce que disent les manuels.


[1] Selon un rapport de Santé publique France, multiplication par 3,5 entre 2012 et 2016 du nombre de cas d’infections à Chlamydia et d’infections à gonocoque chez les plus de 15 ans. Voir l’article du Figaro du 29 août 2018 : « Les infections sexuellement transmissibles explosent en France ».

[2] Exemple pour le SIDA : « Contrairement à une idée très répandue, loin d’avoir une “efficacité de 100 %”, le préservatif n’atteint dans ce domaine que des taux de 80 % chez les hétérosexuels et de 70 % chez les “hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes”. » Rapport de l’Inspection générale des affaires sociales de juin 2018.