• Stop au Gender à l’Ecole. Parents et enseignants ensemble pour
    le respect de l'identité et de l'intimité des enfants.

  • Mon référent vigigender :

    Trouver votre correspondant local

Le Gender à l’Ecole

« La laïcité, c’est ce qui protège l’enfant et garantit aux enfants les mêmes droits et l’accès aux mêmes valeurs. Les enfants n’appartiennent pas à leurs parents. […] Chaque enfant doit pouvoir accéder à des lieux qui lui permettront lui-même, ensuite, de faire son choix. C’est le cadre de l’école publique. »  (Laurence Rossignol, Sénatrice, France 2 le 5 avril 2013)
« L’Ecole prépare des citoyens libres, émancipés, autonomes, égaux, libres de choisir leur orientation sexuelle » (député PS Eduardo Rihan-Cypel sur BFM TV le 31 janvier 2014)

 

Introduction

Le Gender, s’il n’est pas présent en droit à l’école, puisqu’il ne figure pas dans le corps de la Loi de refondation pour l’école (il y figure en annexe), y est bien vivace dans les faits. Nier cette vérité est tout simplement nier la réalité et par là mentir.

Le « Rapport sur l’égalité entre les filles et  les garçons dans les modes d’accueil de la petite enfance » de l’Inspection générale des affaires sociales IGAS recommande que l’école s’engage dans la « lutte contre les stéréotypes de genre » « dès le plus jeune âge », afin de déconstruire « l’idéologie de la complémentarité [homme-femme] » pour « tendre vers une société qui ne soit plus fondée sur l’hégémonie d’un sexe sur l’autre ».

La Convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif 2013-2018 définit tout le programme du Gouvernement pour assurer « l’égalité » entre les garçons et les filles dans le système éducatif. Le mot genre figure 10 fois dans ce document.

La liste des actions à mener est impressionnante: formation initiale et continue des enseignants, évolution des manuels scolaires « pour éviter les stéréotypes sexistes », éducation à la sexualité intégrant davantage les recherches sur le genre, aides à l’orientation pour amener les jeunes filles vers les métiers d’hommes et inversement, etc.

A la demande du Ministre de l’Education Nationale V. Peillon, le rapport intitulé « Discriminations  LGBT- phobes à l’école : état des lieux et recommandations«  a été élaboré en juin 2013 par Michel Teychenne.

Extrait du rapport : Il faut « Valoriser des représentations positives des LGBT en assurant une meilleure visibilité de l’homosexualité et de la transsexualité à l’École, comme c’est aujourd’hui le cas dans la société française, dans les médias et sur les réseaux sociaux. »

Le cœur du Gender étant l’indifférenciation sexuelle, au sens large, c’est-à-dire incluant la sexualité, le Gender est diffusé par deux moyens à l’école:

– l’égalité garçons-filles, qui est en réalité la promotion de l’indifférenciation des garçons et des filles. Cette indifférenciation passe notamment par la « déconstruction des stéréotypes de genre », supposés totalement construits, et par le fait que les professeurs doivent agir de manière strictement identiques entre filles et garçons, comme si c’était des individus asexués.

– la lutte contre l’homophobie, qui est en réalité la promotion de l’égalité de toutes les orientations sexuelles

En réalité, derrière les concepts d’égalité et de lutte contre l’homophobie, à première vue consensuels, les idées que l’Education Nationale veut imposer aux enfants sont les suivantes :

Relativisation de l’identité sexuée: le corps n’a aucune signification
Je peux devenir ce que je veux (voir dessin)

Négation de la différence et de la complémentarité homme-femme
Tous les individus sont égaux dans le sens identiques et interchangeables.
Un garçon c’est comme une fille et une fille comme un garçon (négation du corps et de son influence).

Toutes les orientations sexuelles sont comparables
Conséquence logique de ce qui précède

 

Les professeurs informés savent que le sujet est majeur et que les jeunes ont besoin de se construire avec des repères justes et dans un cadre scolaire et périscolaire idéologiquement neutre. C’est une question de société, de vérité sur l’Homme, de rôle de l’école, et il est de la responsabilité de chaque enseignant, chaque parent et chaque citoyen de ne pas laisser les pouvoirs publics formater ainsi les esprits. L’école doit être le lieu du développement de l’esprit critique et non celui du postulat intellectuel militant et subversif. Les professeurs ont à cet égard une responsabilité particulière. Ils vivent encore dans un pays libre, et c’est leur honneur et leur responsabilité que de ne pas se positionner en fonction d’une pensée imposée mais en étant fidèle à leur conscience.

Le plan d’action pour l’égalité entre les filles et les garçons à l’école

Le plan d’action pour l’égalité entre les filles et les garçons à l’école a été publié le 25 novembre 2014 (voir en bas de la page en lien). Il est présenté comme une amplification de l’ABCD de l’égalité (voir comparaison), expérimentation menée en 2013-2014 dans 600 classes de primaire.

Par rapport à l’ABCD de l’égalité, ce plan est élargi à toutes les écoles, collèges et lycées publics. Il est composé d’outils pour l’égalité et d’un plan de formation de tous les professeurs.

Voir analyse détaillée des outils pour l’égalité filles-garçons

Les objectifs du plan égalité sont les mêmes que pour l’ABCD de l’égalité: enseigner une culture de l’égalité entre les filles et les garçons. Mais l’égalité recherchée est fondée sur le postulat idéologique que toutes les différences sociales entre les garçons et les filles (hommes et femmes) sont construites par la société, sans aucune part d’inné, notamment dans les centres d’intérêt. Il suffirait donc de les supprimer pour arriver à l’égalité visée, qui n’est autre que l’égalité réelle, soit l’indifférenciation, et pas simplement l’égalité de dignité et de droit. L’école devrait ainsi participer à la déconstruction des stéréotypes sexués dans la tête des enfants (brouillage du masculin et du féminin) et enseigner à des enfants neutres (asexués).

Par exemple, dans les outils du plan égalité, il est proposé ceci« un travail autour de la question : « Les métiers ont-ils un sexe ? » serait très pertinent afin de mettre en exergue les différentes professions qui, à l’heure actuelle, sont davantage « masculines » et d’autres davantage « féminines ». L’objectif est ici d’amener les élèves à réfléchir sur le phénomène de «féminisation » ou non de certains métiers en le déconstruisant et en pointant le fait qu’il s’agit de constructions culturelles. Les exemples des métiers médicaux, de l’enseignement ou du droit sont ici édifiants : les hommes ont longtemps été surreprésentés alors que le phénomène s’inverse aujourd’hui ». Il n’est pas envisagé un seul instant d’aborder la question de savoir si cette féminisation n’est pas due en grande partie à l’augmentation du nombre de femmes qui travaillent et au fait que les femmes sont par nature plus attirées que les hommes par les métiers directement au service des personnes.

Important: L’égalité filles-garçons devra être inscrite au projet d’établissement (écoles publiques) et donc approuvée par le Conseil d’école (primaire) ou le Conseil d’administration (secondaire). Par conséquent, en tant que parents, il est important de dialoguer avec les professeurs/chefs d’établissement et de faire connaître votre position aux parents délégués. Ces derniers, qui siègent dans les conseils, pourront exprimer leur désaccord sur tel ou tel outil proposé par le plan égalité. Mais beaucoup d’associations de parents d’élèves sont favorables à ces outils. Elles ne représenteront donc pas votre avis.

Pour les écoles privées sous contrat, le plan égalité n’est pas applicable car ce n’est pas un programme mais un dispositif. Par contre, pour les professeurs en activité, ils pourront se voir proposer une formation continue sur l’égalité. Quant aux futurs professeurs qui exerceront dans le privé, il semble qu’ils ne seront pas formés à la pédagogie de l' »égalité ».

En revanche, il faudra être vigilants sur la modification des programmes qui est en cours (rentrée 2015 pour la maternelle (voir projet) – rentrée 2016 pour l’élémentaire et le collège) et qui pourrait intégrer l’égalité garçons-filles dans toutes les disciplines. Une telle modification s’appliquerait à toutes les écoles, privées sous contrat comme publiques.

Pour changer la vision des enfants sur la famille
a-  Les propositions du syndicat d’enseignants SNUipp-FSU, pour changer la vision des enfants sur les relations amoureuses et la famille

Rapport Snuipp

Le SNUipp-FSU (syndicat national unitaire des instituteurs et des professeurs des écoles) a publié  un ouvrage intitulé Éduquer contre l’homophobie dès le primaire – Des outils théoriques et pratiques pour avancer. Dans sa présentation, ce projet donne à « l’école primaire » « un rôle éminent à jouer pour éduquer et prévenir », en pratiquant notamment « le questionnement des stéréotypes de genre ». Pour ce qui est de la pratique, l’ouvrage offre des séquences d’enseignement destinées aux plus jeunes et visant à casser les stéréotypes en place pour en instituer de nouveaux.

Voici quelques citations de ce dossier:

« Les « gender studies » nous enseignent aussi que l’hétérosexualité, loin de découler du sexe biologique ou de l’identité sexuée, n’est pas la forme « naturelle » de la sexualité, mais sa forme dominante, au sens où le système social la produit, la légitime, et stigmatise et infériorise socialement celles et ceux qui s’en écartent. » (p :17)

« L’hétérosexualité n’est pas plus « naturelle » que l’homosexualité, c’est une norme historiquement créée par la société, et à transformer pour accueillir toutes les formes de sexualité. » (Nicole Mosconi, page 22)

« Revendiquer l’égalité de tous les individus quels que soient leur sexe et leur orientation sexuelle c’est déconstruire la complémentarité des sexes et donc reconstruire de nouveaux fondements républicains » (Réjane Sénac, chercheure au CNRS, enseignante à Sciences-Po Paris et à l’université Sorbonne Nouvelle –Paris 3, pages 24-25).

Exemples d’exercices proposés par ce document :

Philomène

Du CP au CM2

Objectifs :

« Relations amoureuses: entendre qu’une fille peut être amoureuse d’une autre fille »

Jean a deux mamans

Grande section de maternelle à CE1

Objectifs :

« Sensibiliser les enfants à la diversité des familles, dont les familles homoparentales. Conduire les enfants à adopter un point de vue ouvert sur les réalités sociales actuelles et les nouveaux modes de vie. »

Beaucoup d’autres livres et de films sont proposés par ce document pour détruire les stéréotypes de genre (p.178 à 187):

Tango a deux papas, J’ai deux papas qui s’aiment, L’histoire du petit garçon qui était une petite fille, Le petit garçon qui aimait le rose, La nouvelle robe de Bill…

b- La projection du film « le baiser de la lune »

Après une polémique en 2010, ce film est mis en 2012 à disposition des enseignants pour parler de l’homosexualité en CM1-CM2, via les ligues de l’enseignement. Il raconte l’histoire de 2 poissons mâles qui s’aiment.

Voici un reportage sur la diffusion de ce film dans une classe de CM2.

Les cours de SVT en 1ère

Les programmes de 1ère prévoient depuis 2011 un chapitre intitulé « Devenir femme ou homme ».

Ce titre est ambigu. Il laisse penser qu’un petit garçon ne devient pas forcément un homme et une petite fille pas forcément une femme.

Le programme précise : « Ce sera l’occasion d’affirmer que si l’identité sexuelle et les rôles sexuels dans la société avec leurs stéréotypes appartiennent à la sphère publique, l’orientation sexuelle fait partie, elle, de la sphère privée ».

Ce programme a ouvert grand la porte pour introduire l’idéologie du genre dans l’enseignement de la biologie et laisser penser que cette idéologie serait en fait une théorie scientifiquement démontrée.

Plusieurs éditeurs des livres de SVT de 1ère ES et L se sont engouffrés dans la brèche et promeuvent le Gender sans le dire. Les livres de 1ère S restent uniquement scientifiques. C’est bien ce qu’on demande à un livre de SVT.

Par exemple, dans les livres de 1ère ES et L :

– Les différences biologiques entre homme et femme sont réduites à la différence des organes génitaux. Or, les différences physiologiques entre homme et femme vont bien au-delà. Les hormones, par exemple, ont un impact considérable, non seulement sur le fonctionnement des organes sexuels, mais aussi sur l’ensemble du corps féminin et du corps masculin ou encore sur le psychisme.

– Une large place est donnée aux anomalies sexuelles, sans indiquer qu’elles sont très rares. Le terme même d’ « anomalie » est parfois remplacé par « originalité surprenante ».

– Les orientations sexuelles sont présentées comme toutes équivalentes. A travers les images, l’homosexualité est clairement valorisée (voir exemple).

Voir conférence sur les livres de SVT de 1ère

Les cours de SES en 2nde et 1ère

Le programme de seconde en Sciences économiques et sociales, daté d’avril 2010, prévoit un chapitre intitulé : « Comment devenons-nous des acteurs sociaux ? ».

Les indications à l’usage du professeur mentionnent : « On montrera que la famille et l’école jouent chacune un rôle spécifique dans le processus de socialisation des jeunes. On prendra en compte le caractère différencié de ce processus en fonction du genre et du milieu social. »

Lorsqu’on découvre le traitement de ce chapitre par les livres Hachette (éd. 2014), Magnard (2010) (page 1, page 2), Nathan (page1, page2) et Hatier (ed. 2014), on se trouve devant un véritable lavage de cerveau. Le chapitre intitulé « On ne nait pas femme, on le devient », du manuel Magnard, donne déjà la réponse avant d’avoir posé la question ! L’objectif de ce manuel est de « montrer que les rôles sociaux sont construits« .

Quant au cahier d’activités Magnard, il pose carrément la question : « Nait-on fille ou garçon? » (page 1, page 2).

Dans ces manuels, seuls des textes pro-genre sont proposés, au mieux, au pire des textes mettant carrément en cause l’existence de la différence sexuelle !

Evidemment les parents (et même les enseignants pour Hatier) sont présentés comme les responsables irresponsables de la socialisation différenciée des garçons et des filles, puisque il est supposé qu’en nous il n’y a rien qui relève de la nature.

On citera parmi les auteurs des textes Florence Dupont, pour qui la « famille nucléaire » est « obsolète » et surtout « étouffante et répressive » (voir article du Monde), Christine Mennesson et ses recherches sur « la construction du genre », le marxiste Christian Baudelot, enfin Véronique Rouyer, conceptrice de l’ABCD de l’égalité, pour qui les personnes qui croient encore que les différences entre les sexes s’expliquent en partie par le biologique ont des « croyances essentialistes ».

Dans les quatre ouvrages, un seul point de vue est développé, ce qu’on peut appeler la pensée unique. Au professeur de donner aux élèves les outils pour mettre en question cette pensée. Combien seront-ils à le faire?

On consultera avec intérêt le manuel édité par Bordas (page 1, page 2, page 3), qui propose sur les mêmes sujets un débat beaucoup plus ouvert et éloigné de l’idéologie, suscitant la réflexion par des questions posées sans véritable parti pris.

En 1ère ES, le livre Nathan de 2011 présente les 2 points de vue: des textes pro-gender (Doc 5 et 6) et un texte (doc 4) disant que nous ne sommes pas que culture, mais nature et culture, et faisant état d’expériences scientifiques le prouvant!

Les cours d’histoire, de français, d’éducation civique…

Tous ces cours peuvent être l’occasion pour un professeur de diffuser l’idéologie du genre, notamment en parlant du droit des personnes homosexuelles, de la nouvelle définition du mariage, de l’égalité homme-femme.

Voir témoignage dans le 93 : Projet ‘Culture et Art’ en cours de français

Les associations militantes LGBT à l’école

a-      Interventions d’associations LGBT

Dans le cadre de l’éducation à la sexualité prévue à l’Ecole par une circulaire de 2003*, des associations militantes luttant contre l’homophobie et s’appuyant sur le concept de genre interviennent dans les établissements, le plus souvent au collège et au lycée, mais de plus en plus souvent désormais à l’école primaire. Les associations de ce type qui ont un agrément national pour intervenir dans les écoles sont « SOS Homophobie », « Contact », « Estim  », « Le Refuge« .

En particulier, par un discret arrêté du 21 mai 2013, SOS Homophobie a obtenu un nouvel agrément de 5 ans pour intervenir dans les établissements scolaires, alors qu’elle l’avait perdu en novembre 2012 pour manque de neutralité, à la suite d’une démarche contentieuse menée par des associations de consommateurs. Cette association effectue des interventions de prévention contre l’homophobie en milieu scolaire et se propose d’ « Expliquer la diversité, rassurer, sensibiliser à l’acceptation des orientations sexuelles et identité de genre », « de déconstruire les stéréotypes et faire réfléchir les élèves sur leurs attitudes, pratiques et croyances au sujet de l’homosexualité ».

Vincent Peillon écrit aux recteurs, dans sa lettre du 4 janvier 2013: « Je souhaite ainsi que vous accompagniez et favorisiez les interventions en milieu scolaire des associations qui luttent contre les préjugés homophobes« .

Certaines associations sont agréées au niveau académique. Ainsi la Mairie de Paris a-t-elle envoyé à l’ensemble des collèges parisiens un courrier donnant la liste des partenaires qu’elle a retenus pour aider les jeunes à « prendre conscience de l’impact des préjugés et stéréotypes ». Ces partenaires sont les « spécialistes de la sensibilisation à la lutte contre les discriminations auprès des collégiens ». Dans cette  liste figure MAG Jeunes LGBT

Lors de certaines interventions d’associations LGBT au collège et au lycée,  les différentes pratiques sexuelles sont présentées aux élèves.

*La circulaire 2003-027 du 17 février 2003

Cette circulaire prévoit 3 séances annuelles d’éducation sexuelle de la maternelle au lycée. Dans les faits, cette disposition a été très peu mise en œuvre en raison du manque d’intervenants formés et de la réticence des enseignants, mais aussi des parents.

Pour mettre en œuvre effectivement l’éducation à la sexualité dans tous les établissements, un groupe de travail a été mis en place en octobre 2012, auquel participent des associations militantes dans la mouvance LGBT : « Pour contribuer à la lutte contre les violences et les stéréotypes de genre et, plus largement, permettre à chacun de se forger une attitude responsable, l’École doit promouvoir dès l’école primaire l’éducation à la sexualité, qui fait partie des programmes. Pour cela, un groupe de travail a été mis en place sur le sujet. Il fera des propositions pour améliorer cet enseignement indispensable » (circulaire d’orientation et de préparation de la rentrée 2013 du 10 avril 2013).

Le rapport de M. Techeynné explique en page 20 que « Trop souvent, l’éducation à la sexualité se réduit à une information sur la contraception, la prévention des maladies sexuellement transmissibles et/ou le sida. Les problématiques liées à l’homosexualité et à la transidentité sont peu ou pas abordées. Beaucoup d’intervenants regrettent que l’éducation à la sexualité, l’identité sexuelle ou la question de la construction du genre ne soient pas intégrées dans les programmes ».

Le comité interministériel aux droits des femmes et à l’égalité des femmes et des hommes prévoit que « L’éducation à la sexualité devra s’attaquer à des représentations sociales surannées. En effet, malgré un rapprochement des pratiques sexuelles des hommes et des femmes (âge du premier rapport, nombre de partenaires…), les représentations sociales de la sexualité évoluent peu. Une meilleure articulation entre les interventions des Conseils régionaux et celles des ARS (agences régionales de santé) sera recherchée. Les Conseils régionaux qui se sont mobilisés sur cette question à travers des dispositifs de « pass contraception » seront associés à ces initiatives. »

Contraception, conseils sanitaires, orientations sexuelles…Les jeunes crèvent qu’on ne leur parle pas de la beauté de l’amour, du don de soi, du don de la vie.

b-     La ligne Azur au collège/lycée : www.ligneazur.org 

Ligne Azur

Ce site avait fait l’objet d’une campagne de communication montrant diverses pratiques sexuelles, l’une d’elle mettant en image la prise de drogue dure par injection.

Extrait de la lettre du 4 janvier 2013 de Vincent Peillon, ministre de l’Education Nationale, aux recteurs des collèges (lettre annulée par la décision du Conseil d’Etat du 15 octobre 2014 en raison du non respect du principe de neutralité de la ligne Azur):

« Je vous invite à relayer avec la plus grande énergie la campagne de communication relative à la « Ligne Azur », ligne d’écoute pour les jeunes en questionnement à l’égard de leur orientation ou de leur identité sexuelle » (lettre aux recteurs du 4 janvier 2013). 

Ce site est financé en partie par l’INPES (Institut National de prévention et d’éducation à la santé), donc par nos impôts.

Avant sa modification, ce site fournissait la brochure scandaleuse, « Tomber la culotte », « pour s’affirmer, s’amuser et prendre soin de soi quand on est lesbiennes, bies, et autres curieuses ». Cette brochure vante des pratiques sexuelles allant jusqu’au sadomasochisme lesbien.

Devant la contestation suscitée par cette brochure, elle a été retirée. Mais elle est toujours disponible sur d’autres sites comme celui du Planning familial et de SOS Homophobie , associations agréées pour intervenir dans les écoles.

Depuis que le Gouvernement a dit que « la théorie du genre » n’existait pas, le site a été revu pour enlever la définition de l’identité de genre (voir extraits du site avant modification).

Le Planning familial: association militante à l’école

Agréé par l’Education Nationale, le Planning Familial  intervient  dans les écoles, collèges et lycées.

« Le Planning Familial, association féministe, interpelle donc la société sur ses plus profonds déséquilibres. Il utilise pour ce faire l’analyse « genrée » comme outil d’analyse de la société proposant de questionner les constructions sociales du féminin et du masculin» (voir Planning familial)

Un des objectifs du Planning familial est de : « Prendre en compte toutes les sexualités » (id.)

Le Planning familial a signé une convention cadre avec l’Education Nationale en avril 2013 dans laquelle les deux parties « s’engagent […] dans la construction de projets. Ces derniers porteront tant sur l’éducation à la sexualité, l’amélioration de l’information en matière d’accès à la contraception ou à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) que sur la lutte contre les stéréotypes de genre, les comportements sexistes et homophobes. »

Dans le cadre de cette convention, le Planning est autorisé à former l’ensemble des acteurs intervenant en éducation à la sexualité.

Les activités organisées par l’École : École au cinéma, bibliothèques, spectacles…

L’école au cinéma

L’école au cinéma (ou Collège au cinéma) est un programme optionnel qui peut être choisi par un établissement scolaire. Dans ce cadre, l’Education nationale donne une liste de films. Parmi les 60 films proposés figure le film Tomboy.

La programmation pour une année scolaire est décidée par l’académie.

En un an, 48 000 enfants ont vu ce film dans ce cadre. Depuis la rentrée 2013, de plus en plus d’établissements, publics comme privés, choisissent de diffuser ce film, sans que les parents en soient toujours informés. Des parents se sont opposés non sans mal à sa diffusion (voir Témoignages).

Il s’agit de l’histoire d’une fille de 10 ans qui, à l’occasion d’un déménagement, se fait passer pour un garçon et a une aventure amoureuse avec une fille. Ce film met déjà mal à l’aise les adultes. Et on le fait voir aux enfants, ce dès 7 ans ? Après avoir vu  le film, certains enfants sont choqués et ont besoin d’un soutien psychologique.

En février 2011, lors de la Berlinale 2011, Tomboy obtient le Prix du jury aux Teddy Awards, prix récompensant les films traitant de sujets LGBT.

Un document est mis à disposition des professeurs pour analyser le film avec les enfants. Voici un extrait: « Tomboy rappelle une évidence : on ne choisit pas son sexe à la naissance, on en hérite, tout comme son prénom. À partir de là, chacun se construit son identité entre sexualité biologique et sexualité psychique, avec les variantes selon les apparences (vêtements, coupe de cheveux) et le comportement (manières, attitude), distribué selon les codes et les convenances de cette répartition. Là aussi, entre le sexe organique ou génétique et la distribution des rôles entre masculin et féminin, il y a une latitude, une marge de jeu, modulée par l’éducation, l’environnement, les modèles qui vous inspirent et qu’on désire imiter. »

La réalisatrice confie à TV5 Monde : « Je voulais pouvoir faire un film qui milite à un endroit où ça allait fonctionner, où je n’allais pas m’adresser à des gens déjà convaincus, parce qu’il y a une promesse de cinéma derrière. J’ai le souci de ces équilibres : il faut toucher un maximum de gens avec des messages subversifs et politiques ».

Elle ajoute même être « en faveur de ces enseignements [de la théorie du genre]. Je trouve même ça fou qu’il y ait une polémique ! Il y avait urgence à légiférer sur le sujet. Et c’est important que ça soit à l’école que ça se passe : le plus tôt le mieux ».

Voir analyse du film

Voir analyse du film par trois pédopsychiatres

Voir extrait 1 et extrait 2

Voici ce que l’académie de Bordeaux propose comme outil pédagogique pour analyser le film. Il est notamment suggéré que les filles essayent de parler avec la voix grave et les garçons avec une voix aiguë. (document 1 et document 2).

Les sorties à la bibliothèque municipale

Les enfants sont amenés souvent plusieurs fois dans l’année à la bibliothèque municipale. Celles-ci sont de plus en plus approvisionnées par des livres fondés sur le Gender, qui détruisent les stéréotypes sexués pour en prôner de nouveaux, présentent toutes les familles et toutes les sexualités comme équivalentes…

Les sorties au spectacle

De plus en plus de spectacles auxquels sont emmenés de jeunes enfants dans le cadre scolaire présentent des sujets en lien avec le Gender. Dans ce cadre, de plus en plus promeuvent les relations homosexuelles (voir Vigilance écoles)

 

Les activités périscolaires : ateliers pour lutter contre les stéréotypes de genre

Parmi les activités proposées par les collectivités dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires figurent des ateliers intitulés sur « les discriminations », « l’égalité garçons – filles », « la lutte contre les clichés, les stéréotypes ».

Exemple d’atelier à Paris 15ème dans une école publique : « Egalité fille /garçon (pour les 6/8 ans) : faire émerger les stéréotypes liés au genre chez les enfants et les sensibiliser à la nécessité d’une réelle égalité entre les filles et les garçons au travers de lecture d’albums, visuels ludiques ».

Exemple de brochure donnée aux enfants lors de ces ateliers, qui ne fait plus aucune distinction physique entre le père et la mère : Papa ours et maman ours.

 

La formation des enseignants

Le programme d’actions gouvernemental prévoit que « la formation initiale des personnels d’enseignement, d’orientation et d’éducation intègrera une sensibilisation à la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre« .

La Convention interministérielle pour l’égalité entre les filles et les garçons, les femmes et les hommes dans le système éducatif 2013-2018 (fév 2013) prévoit d’intégrer des actions de formation à l’égalité et de déconstruction des stéréotypes sexistes dans la formation continue des personnels enseignants, d’éducation et d’orientation. A ce titre, « la formation des formateurs et formatrices ainsi que la formation des personnels se destinant à travailler auprès d’enfants, d’adolescent(e)s, de jeunes adultes doivent comprendre une formation au genre et à l’égalité s’appuyant sur des données chiffrées et une vision sensible aux inégalités entre les femmes et les hommes dans l’ensemble des thématiques abordées« .

Le document sur les Orientations stratégiques pour les recherches sur le genre du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche fait plusieurs propositions pour diffuser l’idéologie du genre à tous les niveaux de l’enseignement et de la recherche. La 3ème proposition est la suivante :

« Introduire dans la formation des enseignant-e-s (depuis l’enseignement en maternelle jusqu’au supérieur) des enseignements obligatoires sur le genre qui donneraient lieu à des questions ou évaluations lors des épreuves de recrutement ».

Il faudra donc être « compatible genre » pour devenir professeur.

La formation des professeurs de demain au sein de l’Université (ESPE (nouvelles IUFM)) laisse déjà la place à l’idéologie du genre, à travers notamment les enseignements de philosophie et sociologie de l’éducation (voir témoignage d’une étudiante).

Des ligues d’enseignement proposent, pour qui le désire, réflexions et formations adaptées touchant la question du genre. Ainsi, la Fédération des Amicales Laïques 44, préconise, pour endiguer « les stéréotypes du genre », « des jeux pour comprendre » et ouvrir « la discussion autour du genre et des discriminations».

Le plan d’action pour l’égalité garçons-filles prévu pour la rentrée 2014 prévoit pour les enseignants une formation généralisée:

> Une formation initiale généralisée

Les étudiants formés dans les écoles supérieures du professorat et de l’éducation (Espé), soit environ 25 000 par an, recevront désormais une formation à l’égalité entre les filles et les garçons à l’école. Pour les aider dans cette mission, des outils pédagogiques et documents de références validés par l’Education nationale seront mis à disposition des ESPE. Les inspections générales (IGEN et IGAENR) feront des recommandations quant à ces formations à l’occasion de leurs prochaines missions d’évaluation.

Les futurs cadres, chefs d’établissements, inspecteur de l’éducation nationale (IEN) et inspecteurs académiques et inspecteurs pédagogiques régionaux (IA‐IPR) bénéficieront d’un module sur l’égalité des filles et des garçons à l’école dans le cadre de leur formation initiale.

> La formation continue à l’égalité entre les filles et les garçons sera une priorité du plan national de formation 2015 et des plans académiques et départementaux de formation

Pour les 1 500 inspecteurs de l’éducation nationale (IEN) du 1er degré, et 1 000 inspecteurs académiques-inspecteurs pédagogiques régionaux (IA‐IPR) du second degré, des séminaires académiques seront organisés dès le premier trimestre de l’année scolaire 20142015.

Ils développeront la problématique de l’égalité entre les filles et les garçons auprès des plus de 320 000 enseignants du 1er degré dans leurs «animations pédagogiques de circonscription» au cours de toute l’année scolaire. Les enseignants volontaires ayant reçu une formation en 2013‐2014 pourront être sollicités comme personnes ressources dans le cadre des formations menées sur leur circonscription.

Des formations à distance sur l’égalité entre les filles et les garçons seront proposées par le ministère de l’Éducation nationale aux enseignants du 1er comme du second degré grâce à la plateforme de formation en ligne « m@gistère ».

 

Pour lutter notamment contre l’intrusion de l’idéologie du genre à l’Ecole, des enseignants se regroupent au sein du Collectif des « Enseignants pour l’enfance ». Ce collectif est une association qui réunit des personnels de l’Education nationale exerçant dans le Public ou le Privé sous contrat. Elle a pour objet le service et la défense de l’enfant en milieu scolaire. A cet effet, les « Enseignants pour l’Enfance » entendent lutter contre toute idéologie qui ferait obstacle à la libre construction de la personne de l’enfant, comme le Gender.